Extrait de l'article : https://www.ifce.fr/ifce/declarez-aupres-de-lobservatoire-des-anomalies-equines-et-faites-avancer-la-recherche/

Depuis plusieurs années, l’Institut Français du Cheval et de l’Équitation (IFCE) gère l’Observatoire des Anomalies Équines. Cet outil essentiel vise à collecter des données et des échantillons biologiques pour mieux comprendre les anomalies génétiques ou multifactorielles chez les chevaux.

Professionnels et détenteurs d’équidés, grâce à votre participation, les chercheurs pourront travailler sur les origines de ces anomalies et accompagner l’élevage de demain.

Pourquoi déclarer une anomalie ?

© B. Lemaire / IFCE

Les anomalies équines peuvent prendre diverses formes : malformations congénitales, maladies génétiques, ou signes cliniques récidivants. En déclarant ces cas, vous contribuez à :

  • Identifier les gènes responsables de certaines anomalie ;
  • Mieux comprendre les prédispositions génétiques et les facteurs environnementaux ;
  • Améliorer les conseils en croisements et développer des tests génétiques pour la filière.

Chaque déclaration permet d’enrichir une banque ADN confidentielle et une base de données sécurisée, accessibles uniquement aux chercheurs.

Comment déclarer une anomalie ?

C’est simple, rapide et gratuit !

  1. Remplissez le questionnaire en ligne (5 à 10 minutes) sur le site de l’IFCE.
    → Seul le numéro SIRE (ou celui de la mère pour les poulains) est obligatoire.
    → Option : joignez des photos, radiographies ou comptes rendus d’examens.
  2. Envoyez un prélèvement biologique avec le formulaire spécifique (sang ou crins) pour alimenter la banque ADN.
    → Les frais d’envoi sont pris en charge par l’IFCE.

Qui peut déclarer ?

Tous les acteurs de la filière : vétérinaires, détenteurs, éleveurs, inséminateurs, etc.

Quels équidés sont concernés ?

  • Les animaux présentant une anomalie.
  • Leurs apparentés (parents, fratrie), même sains, pour permettre des comparaisons génétiques.

Quelles anomalies déclarer ?

L’OAE s’intéresse à 4 types d’anomalies :

  • Malformations ou maladies congénitales (ex. : déviation du chanfrein, doigt surnuméraire) ;
  • Maladies suspectées d’origine génétique (ex. : mélanomes, dermatite estivale récidivante ;
  • Maladies génétiques connues (ex. : syndrome du poulain blanc, PSSM1) ;
  • Signes cliniques chroniques sans cause identifiée (ex. : abcès à répétition, saignements de nez).

Le questionnaire est organisé par appareil. Voici quelques exemples d’anomalies pouvant être déclarées en fonction de l’appareil concerné. Schéma illustrant un cheval avec une légende expliquant les anomalies équines classées par appareil. Le cheval est divisé en zones numérotées de 1 à 7, chacune associant un type d’anomalie à un appareil spécifique.  1️⃣ Appareil musculo-squelettique et locomotion (zones membres et dos) : Exemples d’anomalies comme le syndrome naviculaire, le syndrome de Wobbler, le pied bot, l’arthrogrypose, ou la queue de rat. 2️⃣ Appareil reproducteur et mamelle (zone arrière) : Anomalies telles que la cryptorchidie ou le syndrome du testicule féminisant. 3️⃣ Appareils digestif, urinaire et abdomen (zone ventrale) : Comme l’atrésie intestinale, le mégaœsophage, ou les reins polykystiques. 4️⃣ Tête et encolure (zone tête) : Incluant la microphtalmie, la fente palatine, ou la déviation du chanfrein. 5️⃣ Appareil respiratoire (zone cou et poitrine) : Comme l’asthme équin sévère ou l’hémiplégie laryngée. 6️⃣ Appareil cardio-vasculaire (zone poitrine) : Par exemple, la communication inter-ventriculaire ou la dysplasie valvulaire. 7️⃣ Peau, muqueuses, poils et crins (sur tout le corps) : Comme la dermatite estivale récidivante, le mélanome, ou le vitiligo.  Le texte en haut de l’image précise que le questionnaire de déclaration des anomalies est organisé par appareil, avec des exemples pour chaque catégorie.Un doute ?

Envoyez un mail à oae@ifce.fr pour savoir si votre cas est éligible.

Un engagement collectif pour l’élevage de demain

En participant, vous aidez la filière à :

  • Mieux caractériser les anomalies héréditaires ;
  • Développer des outils de prévention (tests génétiques, conseils en reproduction) ;
  • Réduire la transmission des anomalies dans les générations futures.